Le microscope opératoire permet de soigner la cavité buccale des patients, dents et gencives , à un fort grossissement et permet ainsi d’être bien plus précis dans la gestuelle.
Cette précision offre ainsi une meilleure qualité de soins.
QUELS SONT LES SOINS LES PLUS CONCERNES PAR LA MICRODENTISTERIE ?
La prévention, la dentisterie restauratrice, l’endodontie, la parodontie, la chirurgie et même la prothèse peuvent être concernés par la microdentisterie.
C’est initialement en endodontie (soins des racines dentaires, lorsque la dent ne peut plus être conservée vivante) que le microscope a trouvé son argument majeur. Les soins endodontiques sont spécifiques dans la mesure où ils sont effectués à l’intérieur de la cavité pulpaire de la dent : le praticien travaille en aveugle, en se basant uniquement sur sa perception tactile. Grâce au microscope «l’oeil est transporté au bout du doigt» permettant à l’opérateur d’observer et de diriger finement le travail de ses instruments à l’intérieur des racines. Les séances de traitements de racines, réputées longues, difficiles, éprouvantes pour le dentiste et le patient et caractérisés par des résultats aléatoires, deviennent ainsi beaucoup plus fiables. Le microscope trouve ici un domaine d’intervention majeur en apportant confort de travail pour le praticien et bénéfice pour le patient, grâce à un réel gain en terme de fiabilité et de prédictibilité du résultat endodontique. De surcroît, le microscope permet des prouesses techniques telles que l’élimination d’instruments cassés à l’intérieur des racines, le comblement de perforations dentaires, l’obturation canalaire des racines immatures et résorbées....
En dentisterie préventive,il a été démontré que le microscope permettait de diagnostiquer les lésions carieuses à un stade très précoce avant qu’elles ne constituent des cavités. Il devient alors possible de mettre en oeuvre des traitements de reminéralisation de ces lésions et de guérir ad integrum ces caries débutantes par des procédés strictement non invasifs. De plus, le microscope améliore la qualité des soins préventifs tels que les nettoyages des surfaces dentaires, les détartrages et aussi les scellements des sillons des molaires par des résines adhésives chez l’enfant (sealant) empêchant le développement de futures caries dans ces sites prédisposés.
En odontologie conservatrice, la pratique des soins restaurateurs s’en trouve significativement bouleversée. Les cavités de caries peuvent être traitées par de nouvelles méthodes moins mutilantes. Grâce au contrôle visuel permanent, le chirurgien dentiste bénéficie d’une action très sélective : il parvient à n’éliminer que les seuls tissus dentaires cariés, en réalisant des minicavités et des miniobturations dentaires préservant ainsi la résistance mécanique des dents, moins susceptibles de se fracturer ultérieurement. La mise en place des matériaux de restauration dentaire, en particulier des matériaux adhésifs, est également facilitée : la qualité des joints augmente, permettant des obturations plus étanches moins sujettes aux sensibilités post-opératoires et aux récidives de caries. La finition et le polissage des résines composites sous microscope permettent de rendre les obturations quasiment invisibles. Ainsi, microdentisterie est aussi synonyme d’esthétique.
En chirurgie, qu’il s’agisse de petite chirurgie buccale, de chirurgie parodontale, de chirurgie endodontique ou autres, le microscope opératoire se révèle aussi être un atout de précision opératoire : incisions et sutures, accès et exploration des sites intra-osseux, des cavités pathologiques ou naturelles des maxillaires, mise en place de matériaux de comblement, les techniques de régénération tissulaire…
Grâce au microscope opératoire le chirurgien-dentiste est en train d’acquérir un véritable statut de spécialiste en microchirurgie de la bouche et des dents. De plus, grâce à l’amélioration significative de la qualité des soins préventifs et curatifs effectués sous microscope, il s’inscrit dans une démarche de santé publique visant à la préservation de la santé bucco-dentaire sur le long terme.
Sources : association dentaire française.
